Chaque usage d'un assistant d'IA a un directeur qui en répond, et le temps qu'il libère a une destination écrite avant la mise en service. Sans elle, les équipes lisent un plan social, cessent de signaler ses erreurs, et l'usage plafonne.
Chaque usage de l'IA a un propriétaire au comité de direction : il le signe, et répond, à la place de l'agent, d'une réponse qui fait du tort. Avant la mise en service, la direction écrit à quoi servira le temps libéré, et à quoi il ne servira pas. Le comité entend les équipes et les représentants du personnel ; son président tranche, puis s'y tient au premier arbitrage budgétaire.
En Belgique : dans les entreprises d'au moins 50 travailleurs, la CCT n° 39 prévoit d'informer par écrit les représentants des travailleurs au moins trois mois avant d'implanter une nouvelle technologie aux conséquences collectives importantes, et de se concerter avec eux.
Le mécanisme. Une chaîne de causes que le lecteur peut refaire dans sa tête.
Écrite telle qu'on l'entend vraiment en comité : c'est une croyance raisonnable qui a cessé d'être vraie.
« Notre charte éthique de l'IA est signée par tout le comité. Pour les effectifs, on verra au bilan. »
Quand les effectifs baissent pour une autre raison, un budget réduit : on le dit. L'imputer à l'assistant ferme la porte aux usages suivants.
Cinq vérifications observables. Chacune dit où aller regarder, et à quoi on voit que ce n'est pas respecté.
Le plus rapideDemandez à trois agents où ira le temps gagné.
La même réponse, celle qui est écrite.
« À supprimer des postes, tout le monde le sait. »
Cherchez qui a signé l'assistant en service.
Un directeur nommé, une date (fiche O-91).
La charte, ou « la cellule IA ».
Comptez les signalements, mois par mois.
Ils tiennent après la mise en service (fiche O-86).
Ils s'effondrent après une note sur les postes.
Suivez la dernière réponse fausse partie.
La consigne corrigée, le directeur qui a répondu.
L'agent qui l'a validée, rappelé à l'ordre.
Dans la duréeLisez le budget de l'année suivante.
Les heures libérées, à la destination annoncée.
Des postes retirés qu'aucune annonce ne disait.
Quatre faux amis. Ce sont eux qui font croire qu'on applique le principe en faisant l'inverse.
Ce n'est pas une charte éthique
Les deux disent ce que l'entreprise s'interdit.
Une charte ne signe aucune décision. Le principe met un nom sur chaque usage, et une destination sur ses heures.
Ce n'est pas promettre que rien ne change
Les deux veulent rassurer les équipes.
Des tâches s'arrêtent, d'autres arrivent (fiche O-94). On promet où ira le temps, pas que chacun gardera ses tâches.
Ce n'est pas s'interdire tout départ non remplacé
Les deux parlent de l'emploi.
Les départs naturels sont une destination possible, dite avant (fiche C-09). Ce qui défait la confiance, c'est le poste retiré sans l'avoir annoncé.
Ce n'est pas confier l'IA à la cellule
Les deux nomment quelqu'un pour l'IA.
La cellule construit et conseille (fiche O-95). Le service rendu au client et l'usage des heures, la direction en répond.
Imaginons… Un bailleur social, 10 000 demandes par mois. L'assistant rédige : 6 min gagnées sur chacune.
Sans le principe Une note chiffre 8 postes en moins. Six mois après : 40 % des demandes par l'assistant, 30 signalements au lieu de 300, 160 réponses fausses.
Avec le principe La directrice générale signe l'usage et dit avant où iront les heures : deux retraites non remplacées, aucun licenciement dû à l'assistant, du service en plus. Six mois après : 90 %, 900 h, 90 réponses fausses.
Qui répondun directeur nommé, par usage.
Le temps libéréune destination écrite avant.
Une réponse fausseon corrige la consigne ou la règle.
Les signalementsils tiennent après la mise en service.
Qui répondune charte, ou la cellule IA.
Le temps libéré« on verra au bilan ».
Une réponse faussel'agent qui l'a validée paie.
Les signalementsils s'éteignent en deux mois.