L'arrivée, la mobilité ou le départ, saisi une fois dans l'outil RH, lance toutes les demandes d'accès. On mesure le délai jusqu'au retrait, et chaque responsable relit les droits de son équipe.
Chaque droit de trop est une porte ouverte : le compte d'un salarié parti, ou une même personne qui saisit et valide. Il ne coûte rien jusqu'à la fraude ou au constat d'audit. NIS2 range la sécurité des ressources humaines, les politiques de contrôle d'accès et la gestion des actifs parmi les mesures minimales (art. 21, par. 2, point i).
Comptez-le sur vos chiffres. Un ordre de grandeur suffit pour décider d'essayer.
Pour décider qui a droit à quoi selon le poste. C'est le travail du métier avec le CISO, en amont. Cette fiche fait circuler la décision, elle ne la prend pas.
L'événement saisi une fois dans l'outil RH lance toutes les demandes. Le retrait se mesure comme un délai.
Les événements RH de trois mois, les comptes de chaque application, et quelqu'un de l'IT qui sait dater un retrait.
À la revue, un responsable retire des droits sans qu'on le lui demande.
Au lancementCommencer par acheter l'outil
Le nouvel outil de gestion des accès reprend toutes les ressaisies de l'ancien circuit.
Cartographier le circuit, supprimer les transcriptions, puis automatiser ce qui reste.
Au lancementLaisser les prestataires hors circuit
Ils n'existent pas dans l'outil RH. Leur compte vit jusqu'à ce que quelqu'un le remarque.
Pour chacun, un responsable interne et une date de fin.
PendantLa revue signée sans lecture
Trois cents lignes envoyées au responsable, signées en deux minutes, aucun droit retiré.
Peu de lignes, en clair, les droits sensibles en tête. Suivre la part de droits retirés.
PendantLa mobilité traitée comme un ajout
Le nouveau service demande ses droits. Personne ne demande de retirer les anciens.
Retirer les droits de l'ancien poste à la date du changement, puis ouvrir ceux du nouveau.
Dans la duréeLes comptes génériques partagés
Cinq personnes sur « accueil1 » : un départ ne retire rien, et personne ne sait qui a fait quoi.
Un compte par personne. Pour un compte partagé qui reste, un responsable et un secret changé à chaque départ.
Les droits d'accès d'une banque régionale, du siège aux soixante agences.
Un chargé de clientèle passé du crédit à l'épargne a gardé ses droits de validation crédit. L'audit interne le découvre huit mois après.
La part de revues retournées signées : 100 % chaque année, sans un droit retiré. Elle ne disait pas combien de droits étaient lus.
Le délai moyen entre la date de départ et le retrait effectif, mesuré sur les départs des trois mois suivants.
Les jours de droits ouverts après un départ, par an : 110 départs × 34 jours, puis 110 × 1 jour.
Le temps rendu par an : 4 → 1 transcription, soit 260 événements × 3 × 15 min (hypothèse), 10 725 € à 55 € l'heure.
Les droits retirés à la première revue : 430 sur 4 800 droits sensibles relus. Et 68 comptes orphelins, de prestataires pour la plupart.
Refaites-le avec vos départs : pour trois mois, la date dans l'outil RH et la date du retrait dans chaque application. L'écart moyen va au comité, chaque mois.
À gauche, le circuit : un seul point de lancement, la mobilité comme départ puis arrivée, le délai et la revue. À droite, le cas de la banque, avant et après.