Une offre fermée à la vente reste gérée des années, avec ses procédures et ses exceptions. La retirer, c'est migrer ses clients, puis fermer pour de bon ce qui la faisait vivre.
Une offre fermée coûte peu en contrats et beaucoup en exceptions. Chaque gamme ajoute des règles à connaître, des cas à tester à chaque version de l'outil, des heures de formation. Ce coût ne baisse pas avec le nombre de clients.
Comptez-le sur vos chiffres. Un ordre de grandeur suffit pour décider d'essayer.
Quand une gamme ancienne se gère comme les autres, sans exception. La garder ne coûte presque rien. La migrer coûterait des clients.
On compte ce que chaque offre coûte à gérer, pas seulement ce qu'elle rapporte. Les offres de queue migrent vers une offre courante, puis se ferment pour de bon.
Une extraction des contrats par gamme, les exceptions relevées sur trois mois, et un juriste pour les clauses de transfert.
Une procédure est supprimée de l'intranet, et personne ne vient la réclamer.
Au lancementFermer à la vente et s'arrêter là
La gamme ne se vend plus, mais elle se gère encore quinze ans. C'est là qu'est le coût.
Fixer dès la fermeture la date de migration et celle de la fermeture technique.
Au lancementTrier sur le chiffre d'affaires seul
Une gamme rentable sur le papier peut coûter plus en exceptions qu'elle ne rapporte. Le tableau de bord ne le montre pas.
Poser à côté le coût de service par contrat, exceptions comprises (fiche O-45).
PendantUne offre de remplacement moins bonne
Le client perd une garantie à laquelle il tient. Il part, et il le fait savoir autour de lui.
Garder les garanties qu'il utilise, quitte à lisser la hausse de prix sur deux ans.
PendantLe courrier écrit par le juridique seul
Quatre pages de clauses, envoyées à tous le même jour. Les appels triplent, et les résiliations suivent.
Une page, un numéro direct, et un premier jet lu par cinq clients avant l'envoi.
Dans la duréeGarder le paramétrage au cas où
La gamme est vide, mais son code reste dans l'outil et dans chaque test de version.
Supprimer le paramétrage et la procédure, et le noter au registre de la dette (fiche O-28).
Le catalogue de contrats santé d'une mutuelle qui gère 150 000 contrats.
Plus de la moitié des gammes est fermée à la vente, et toutes sont encore gérées.
Le chiffre d'affaires par gamme. Les petites gammes y paraissaient sans coût.
Relevés sur trois mois de gestion.
À gauche le poids des sept gammes de queue dans le catalogue. À droite le plan de migration sur dix-huit mois, et ce qu'il a changé.
Les adhérents restent couverts. Ce qui disparaît, ce sont sept façons de les gérer.
Une gamme fermée à la vente n'est pas retirée. Elle l'est le jour où sa procédure disparaît.