On inventorie les tableurs, macros et petites bases qui font tourner le service, et on les classe sur ce que coûterait leur perte. Chacun est sécurisé, intégré ou supprimé.
Ces outils font ce que le système officiel ne fait pas. Ils coûtent en ressaisies, en erreurs de formule que personne ne relit, et en risque le jour où leur auteur s'en va. Un tableur de plusieurs milliers de formules en contient presque toujours de fausses.
Comptez-le sur vos chiffres. Un ordre de grandeur suffit pour décider d'essayer.
Quand aucun fichier n'alimente la production, et que le système officiel couvre tout le processus.
Chaque outil est classé sur deux questions : que se passerait-il s'il disparaissait demain, et combien de protections lui manquent. La case décide de sa destination.
L'accès aux répertoires partagés, une demi-heure avec chaque gestionnaire, et quelqu'un qui sait relire une formule.
Un fichier critique tourne sans son auteur, lancé par un collègue avec le mode d'emploi.
Au lancementInventorier par questionnaire
Chacun déclare les fichiers officiels, et tait ceux dont il se sert chaque jour, par crainte de les perdre.
Regarder les répertoires avec la personne, pendant une clôture (fiche O-14).
Au lancementEn faire une chasse
Les auteurs se sentent accusés, et les fichiers quittent les répertoires partagés.
Dire d'emblée que ces outils ont tenu le service, et que personne ne sera sanctionné.
PendantTout vouloir intégrer
Le projet d'intégration dure deux ans, les fichiers continuent en attendant, et de nouveaux s'ajoutent.
N'intégrer que le critique et fragile. Le reste se sécurise ou se supprime.
PendantSupprimer sans lire le besoin
Le fichier disparaît, le besoin reste, et un autre fichier naît le mois suivant.
Écrire ce que faisait l'outil. Ne le supprimer que s'il fait doublon ou si son étape disparaît avec lui (fiche O-28).
Dans la duréeUn inventaire sans suite
Deux ans plus tard, la liste est fausse, et de nouveaux fichiers critiques sont nés.
Revoir l'inventaire chaque année, et à chaque départ d'un auteur.
Le centre de services partagés paie d'un groupe, 34 gestionnaires, 9 200 salariés payés.
Le fichier qui calcule les primes de 4 700 salariés n'a qu'un auteur, qui part à la retraite dans six mois.
La fiabilité de la paie, mesurée dans l'outil officiel. Le calcul des primes, fait hors de l'outil, n'y était pas contrôlé.
Relevés pendant l'inventaire.
À gauche la matrice de tri et le nombre d'outils dans chaque case. À droite l'inventaire du centre de services, et ce que la relecture a trouvé.
Les neuf intégrations ont coûté 68 k€, surtout du paramétrage de la paie (fiche O-49).
Un fichier critique sans second lecteur n'est pas un outil. C'est une personne.