Cinq vraies personnes font de vraies tâches en pensant à voix haute, et l'équipe regarde sans aider. On corrige, puis on refait un tour avec cinq autres plutôt que quinze d'un coup.
Le client qui abandonne a déjà coûté son acquisition. Il part chez un concurrent, ou appelle pour finir au téléphone ce que l'écran devait faire seul.
Comptez-le sur vos chiffres. Un ordre de grandeur suffit pour décider d'essayer.
Pour départager deux versions presque identiques. Cinq personnes ne mesurent pas un écart de deux points (fiche O-55).
Cinq personnes trouvent la plupart des problèmes graves. La sixième montre surtout ce que les cinq premières ont déjà montré. Le budget sert mieux au tour suivant, après correction.
Le prototype, le formulaire ou le courrier, une pièce calme, un animateur, deux observateurs qui se taisent. À distance, un partage d'écran suffit.
Le chef de projet se retient de montrer où cliquer. Au débrief, il ne défend plus l'écran qu'il avait validé.
Au lancementTester avec des collègues
Ils connaissent les mots maison et devinent ce que l'écran veut dire. Les vrais blocages ne se montrent pas.
Recruter hors de l'entreprise, dans le segment visé, contre une petite indemnité.
Au lancementDemander un avis au lieu de regarder faire
« Ça vous plaît ? » donne des opinions polies. Seule la tâche montre où ça bloque.
Une tâche à accomplir, et les questions seulement à la fin.
PendantAider le participant
Un indice donné en cours de tâche efface le problème qu'on était venu trouver.
Se taire, noter, et répondre par une question : « que feriez-vous chez vous ? »
PendantTester quinze personnes d'un coup
Les dix dernières retrouvent les mêmes problèmes, et le budget du second tour est parti.
Cinq, corriger, puis cinq autres sur la version corrigée.
Dans la duréeLe rapport de quarante pages
Il arrive trois semaines après le test. Entre-temps l'écran a changé, et personne ne le lit.
Débrief le jour même : trois problèmes, un responsable et une date pour chacun.
La demande de crédit à la consommation en ligne d'une banque de détail, du simulateur à l'envoi.
Trois clients sur quatre qui commencent une demande ne l'envoient jamais.
Le taux d'abandon global, chaque semaine. Il bougeait à peine, et ne disait pas où.
À relever avant le premier tour.
À gauche pourquoi cinq suffisent, et pourquoi plusieurs tours valent mieux qu'un grand. À droite où les demandes se perdaient, et les trois corrections.
Le nombre de visiteurs ne change pas. Ce qui change est la part qui arrive au bout sans aide.
Trois problèmes coûtaient un million par an. Aucun ne demandait de refaire le parcours.