Trois à cinq évaluateurs passent seuls un courrier ou un écran au crible de dix règles, et notent chaque défaut. C'est moins cher qu'un test avec des clients, et ça ne le remplace pas.
Un courrier mal compris ne coûte rien à l'envoi. Il coûte ensuite un appel, une relance et trois semaines de délai. C'est de la demande d'échec, fabriquée à la rédaction (fiche O-20).
Comptez-le sur vos chiffres. Un ordre de grandeur suffit pour décider d'essayer.
Pour savoir si le client veut l'offre. La revue juge ce qu'on lui montre, pas ce qu'il demande (fiche O-44).
Chaque évaluateur passe l'objet seul, règle par règle, et note ce qui l'enfreint. On réunit les listes, chacun note seul leur gravité, et on corrige d'abord les plus graves.
L'objet tel que le client le reçoit, imprimé ou sur son téléphone. La liste des dix règles, une grille de relevé, et les motifs d'appel liés à cet objet.
Au plateau, un conseiller demande quel courrier a changé : les appels « je n'ai pas compris » ont nettement baissé.
Au lancementFaire relire par ceux qui ont écrit
Ils lisent ce qu'ils ont voulu dire, pas ce qui est écrit.
Des évaluateurs extérieurs à la rédaction, dont au moins un qui répond aux appels.
Au lancementÉvaluer ensemble, dans la même salle
Le premier avis entendu oriente les autres, et la liste s'appauvrit.
Chacun seul d'abord. La mise en commun vient après.
PendantConfondre défaut et goût
La revue tourne au débat de style, et les défauts graves se perdent parmi les virgules.
Chaque défaut rattaché à une règle, et à ce que le client risque d'en faire.
PendantPrendre la revue pour un test
La grille trouve ce que les règles décrivent. Elle ne dit pas ce que le client comprend de travers.
Faire lire la version corrigée par cinq clients avant l'envoi en nombre (fiche O-52).
Dans la duréeLe courrier suivant, écrit comme avant
Le courrier corrigé est bon. Le suivant sort du même modèle, avec les mêmes défauts.
Passer chaque nouveau courrier à la grille avant envoi, et corriger le modèle lui-même.
Le courrier de demande de pièces envoyé aux futurs retraités par une caisse de retraite complémentaire.
Un appel pour trois courriers, et plus d'un dossier sur trois revient incomplet. La première pension glisse d'autant.
La conformité juridique du courrier. Validée à chaque version.
À relever avant la revue.
À gauche les dix règles, le nombre d'évaluateurs et l'échelle de gravité. À droite le courrier, ses quatre défauts graves, et ce qu'ils coûtaient.
Le nombre de courriers ne change pas. Ce qui change est ce que le futur retraité comprend à la première lecture.
Le courrier était validé par le juridique. Personne ne l'avait lu comme un futur retraité.