Une carte du service vue depuis le client : ses étapes, ses contacts, ce qu'il attend et ce qu'il vit. Elle dit où regarder, et le blueprint dit ensuite pourquoi ça coince.
Le client ne juge pas le service en moyenne. Il le juge sur deux ou trois moments où il a besoin de vous. Un moment raté fait partir un client resté dix ans, et l'effort se disperse sur des étapes où rien ne se joue.
Comptez-le sur vos chiffres. Un ordre de grandeur suffit pour décider d'essayer.
Quand on sait déjà où le client décroche et qu'on cherche pourquoi : on passe directement au blueprint (fiche O-01).
Le parcours se lit du côté du client, le blueprint montre la mécanique derrière. Le premier dit où regarder. Le second, ouvert là seulement, dit pourquoi.
Six mois de traces, six à huit clients qui acceptent de raconter, un mur. Dans la salle, une personne par canal que le client touche.
En comité, on ne parle plus de l'expérience client en général. On nomme un moment, et les départs qui le suivent.
Au lancementDessiner le parcours sans client
La carte montre le parcours tel que l'entreprise l'imagine, avec les creux déjà connus.
Partir des traces et des entretiens, et laisser vide ce qu'aucune trace ne montre.
Au lancementCartographier un segment entier
Le parcours moyen d'un client moyen n'est vécu par personne. Aucun moment ne ressort.
Une situation et son déclencheur : un décès, un sinistre, un déménagement.
PendantConfondre le parcours et le blueprint
On descend dans les outils internes, et la voix du client disparaît sous la mécanique.
Rester côté client sur la carte. Le blueprint vient après, sous les moments de vérité.
PendantTraiter tous les irritants à la fois
Trente irritants, trente actions, et le moment qui fait partir les clients reste en l'état.
Deux ou trois moments, choisis là où se concentrent les départs et les réclamations.
Dans la duréeLa carte qui devient une affiche
Elle décore le couloir, et le parcours réel change sans elle.
Suivre chaque mois les départs après chaque moment de vérité.
Le parcours des héritiers après un décès, dans une banque de détail régionale.
Six héritiers sur dix partent avec les fonds dans l'année. La banque perd le client au moment où il hérite.
Le délai du centre successions, une fois le dossier complet. Douze jours, tenu.
À relever avant les entretiens.
À gauche la carte, et le blueprint ouvert sous les seuls moments de vérité. À droite les héritiers, avant et après.
Le nombre de décès ne change pas. Ce qui change est ce que vit l'héritier la première semaine, et ce qu'il décide ensuite.
Les héritiers ne partent pas au déblocage des fonds. Ils décident au premier appel, et partent sept mois plus tard.