On adapte le processus au standard du progiciel, et non l'inverse. Un spécifique ne se garde que si le client y trouverait une différence qui compte pour lui, ou si la loi l'impose, car il se repaie à chaque montée de version.
Un spécifique se paie à la construction, puis à chaque montée de version, où il faut le retester et souvent l'adapter. Comme pour un automate (fiche O-25), l'entretien dépasse le développement en cinq ans.
Comptez-le sur vos chiffres. Un ordre de grandeur suffit pour décider d'essayer.
Pour un outil maison, dont vous décidez seul les versions : il n'y a pas de standard à suivre.
Chaque écart entre votre façon de faire et le standard passe deux questions. Sans différence qui compte pour le client ni obligation légale, c'est le processus qui change.
Une démonstration du standard sur vos dossiers réels, le calendrier de versions de l'éditeur, et le coût d'un jour de test.
Un responsable d'agence retire sa demande de développement en séance, après avoir vu le standard traiter son cas.
Au lancementReproduire l'ancien outil
Le cahier des charges décrit les écrans d'hier. Le nouvel outil devient l'ancien, en plus cher à entretenir.
Partir de la démonstration du standard, et ne noter que les écarts.
Au lancementLaisser le demandeur arbitrer
Chaque service juge sa demande indispensable, et ce n'est pas lui qui paie les montées de version.
Le responsable de l'offre tranche, le coût sur cinq ans sous les yeux.
PendantUn paramétrage par agence
Neuf paramétrages font neuf processus, neuf formations et neuf jeux de tests.
Un paramétrage pour tout le groupe. Une variante si elle compte pour le client.
PendantInvoquer la loi sans texte
« C'est réglementaire » suffit, et personne ne demande quel article.
Exiger la référence du texte, sinon la réponse est non (fiche O-28).
Dans la duréeLe spécifique « provisoire »
Posé pour la bascule, il est encore là dix ans après, et personne ne sait pourquoi.
Une date de revue au registre, et le retrait prévu dès l'écriture.
Un courtier en assurance né du rachat de neuf cabinets, 180 gestionnaires, qui passe à un seul outil de gestion.
Le premier cahier des charges reproduisait les neuf façons de faire : 94 spécifiques chiffrés.
La part des besoins couverts par le cahier des charges : près de cent pour cent.
À relever avant l'arbitrage.
À gauche les 212 écarts passés aux deux questions, puis au paramétrage. À droite le coût cumulé des spécifiques, du départ à la cinquième année.
Les clients ne voient aucune différence. Ce qui change est ce qu'on reteste deux fois par an.
Le devis donne le prix d'un spécifique. Le calendrier de l'éditeur donne son coût.