Un client prend une offre pour avancer dans une situation précise, pas pour elle-même. On la compare alors à ses concurrents réels : un tableur, un proche, ou ne rien faire.
Dans des options construites d'après l'enquête, que peu de clients utilisent. Et dans des clients perdus sur un besoin que personne n'a écrit.
Comptez-le sur vos chiffres. Un ordre de grandeur suffit pour décider d'essayer.
Pour une démarche obligatoire : on travaille la demande d'échec (fiche O-20).
On décrit le progrès que le client cherche dans une situation donnée. L'offre se juge à ce progrès, face à tout ce qui le rend aussi, y compris ne rien faire.
La liste des clients arrivés et partis sur six mois, avec leur date et leur contact. Deux personnes par entretien : l'une pose les questions, l'autre note les mots exacts, sans les résumer.
En comité, une option est écartée parce qu'aucun des douze récits n'en parle.
Au lancementInterroger les clients fidèles
Ils ne se souviennent plus pourquoi ils ont choisi. Leur récit décrit l'offre, pas la situation.
Choisir des clients qui ont changé de solution depuis moins de six mois.
Au lancementDemander au client ce qu'il veut
Il répond par des options, souvent celles du concurrent. Le travail reste caché derrière.
Faire raconter le jour où il a commencé à chercher, et ce qu'il a fait ce jour-là.
PendantÉcrire un travail trop large
« Gérer mon entreprise » est vrai et ne tranche rien. Toutes les options y entrent.
Une situation datée. Si la phrase n'écarte aucune option, elle est trop large.
PendantNe compter que les concurrents du secteur
On se compare au cabinet voisin. Le client part vers une application à 40 € par mois, ou vers un proche.
Noter tout ce que les clients ont essayé, y compris le tableur et ne rien faire.
Dans la duréeRanger les récits dans un rapport
Le rapport dort dans un classeur. Six mois plus tard, le comité tranche sur des avis.
Ouvrir chaque revue d'offre par les phrases de travail. Cinq entretiens par an.
La tenue comptable des TPE dans un cabinet d'expertise comptable régional.
Un client sur six part chaque année, souvent sans s'être plaint. Le comité s'apprête à voter un portail client pour les retenir.
La satisfaction, à 8,4 sur 10 depuis trois ans, et les abonnés au tableau de bord trimestriel.
À relever avant les entretiens.
À gauche la chronologie d'une bascule et ce qu'on en tire. À droite le travail réel des clients du cabinet, et vers quoi partaient ceux qui s'en allaient.
Le cabinet ne gagne pas de clients. Il en perd moins, et cesse de produire un tableau que peu de clients lisaient.
Le client n'achetait pas une comptabilité, mais une réponse à chaque fin de mois.