Le client fait entrer cinq sortes de variation dans votre système. Aucune n'est un défaut. Chacune se traite de quatre façons : deux sacrifient le coût ou le service, deux cherchent à préserver les deux. Celle qui s'installe par défaut, faute d'avoir été choisie, est la plus coûteuse : le personnel absorbe.
La variabilité du client est absorbée par le personnel, à ses frais et sans que personne l'ait décidé. Elle n'apparaît nulle part : elle allonge les actes qu'elle touche, et oblige à dimensionner l'équipe pour la pointe.
Comptez-le sur vos chiffres. Un ordre de grandeur suffit pour décider d'essayer.
Quand le client n'apporte que sa commande : l'arrivée et la demande se traitent alors comme un flux ordinaire, et la grille perd l'essentiel de son intérêt.
On sépare les cinq variabilités, on mesure chacune, et on décide pour chacune s'il vaut mieux l'absorber ou la réduire. Le progrès vient des deux cases du bas : réduire sans que le client y perde, ou confier le travail au client ou à un automate.
Deux semaines de relevé, et l'accord que ces chiffres ne servent pas à juger ceux qui répondent.
Une variabilité est conservée délibérément, avec sa raison écrite, et son coût connu.
Au lancementTraiter les cinq comme une seule
Chacune se mesure autrement et se traite autrement ; mélangées, aucune ne se règle.
Une ligne, un relevé et une décision par variabilité.
Au lancementSupposer que réduire est toujours bon
Une partie de la variabilité est ce que le client paie. La retirer fait partir des clients.
Décider case par case, et écrire ce qu'on garde et pourquoi.
PendantFaire faire le travail au client sans contrepartie
Il le sent, et va voir ailleurs. Le transfert ne tient que s'il y gagne quelque chose.
Le libre-service doit être plus rapide que l'attente, sinon il ne s'utilise pas.
PendantConfondre réduire et contraindre
Fermer un créneau ou interdire un motif réduit la variabilité, et dégrade le service d'autant.
D'abord la case sans compromis : cibler les clients, lisser les arrivées.
Dans la duréeNe pas suivre les erreurs du client
Le taux d'erreur du client est un indicateur du système, pas du client. Il persiste des années faute d'être relevé.
Le relever, le trier par Pareto, et refaire le parcours là où il se concentre.
Le centre de relation client d'un opérateur de services aux entreprises, 87 conseillers.
La durée moyenne d'un contact monte chaque année, et personne ne sait dire de quoi elle est faite.
La durée moyenne de traitement, globale. Un seul nombre pour cinq causes différentes.
À relever sur deux semaines.
À gauche les cinq variabilités et ce qu'on relève pour chacune, à droite les quatre façons de les traiter.
Personne ne va plus vite. Deux causes d'allongement reculent de moitié environ, une troisième est gardée.
La décision qui compte n'est pas de réduire. C'est de savoir laquelle des cinq on garde, et ce qu'elle coûte.