On écoute ce que les gens demandent vraiment, pendant trois jours, et on sépare ce que le client attend du service de ce qui n'existerait pas si le travail avait été fait.
Une demande d'échec est traitée exactement comme une vraie demande. Elle occupe le même temps, elle entre dans les mêmes indicateurs, et elle finit par justifier des embauches.
Comptez-le sur vos chiffres. Un ordre de grandeur suffit pour décider d'essayer.
Ça ne sert à rien si le relevé sert à démontrer un chiffre décidé d'avance. L'écoute donne alors ce qu'on attendait d'elle, et rien d'autre.
Une demande de valeur est ce que le client attend du service. Une demande d'échec n'existerait pas si le travail avait été bien fait. On compte les deux, séparément.
Un carnet, des étiquettes, un mur. Des gens de plusieurs services pour le classement, parce que la cause est presque toujours ailleurs qu'au point d'écoute.
Quelqu'un d'un autre service reconnaît, dans une phrase relevée, une conséquence de sa propre pratique.
Au lancementPartir des catégories de l'outil
Les motifs du logiciel de tickets ont été écrits pour classer, et ils cachent exactement ce qu'on cherche.
Relever les mots du demandeur, et ne créer les familles qu'après.
Au lancementReformuler la phrase avant de la noter
On classe sa propre interprétation, et le relevé confirme ce qu'on pensait déjà.
Noter les mots tels quels, même maladroits, et classer ensuite à plusieurs.
PendantChercher la cause au point d'écoute
On améliore l'accueil, les appels restent, et l'équipe conclut que la démarche ne sert à rien.
Remonter au service qui a produit la cause, et l'y traiter.
PendantFaire du volume un indicateur d'activité
Le service qui reçoit est jugé au nombre de contacts traités, donc il a intérêt à ce qu'ils restent.
Suivre la part de demande d'échec, et faire de sa baisse le résultat attendu.
Dans la duréeEn faire un reproche à ceux qui reçoivent
Le relevé devient une évaluation, les phrases notées s'adoucissent, et le compteur s'éteint.
Rappeler à chaque relevé que la cause est presque toujours en amont du poste observé.
Les contacts entrants d'un service de gestion locative, huit mille quatre cents logements.
Le volume de contacts monte de 9 % par an, et le parc géré n'a pas bougé depuis trois ans.
Le taux de décroché et le délai de réponse. Tous deux s'amélioraient, et le volume continuait de monter.
À relever avant l'écoute.
À gauche le tableau par canal et la concentration qu'il révèle, à droite les phrases telles qu'elles ont été relevées et la règle qui sépare les deux natures de demande.
Le parc ne change pas. Ce qui change est le nombre de fois où un locataire doit reprendre contact.
Les demandes de valeur restent, et elles doivent rester. Le gain compté ici suppose que les trois causes soient traitées dans les services qui les produisent, et non au point d'écoute.