Une carte par dossier, une colonne par étape, et un chiffre écrit en haut de chaque colonne. C'est ce chiffre qui distingue un kanban d'un tableau de suivi.
Chaque reprise d'un dossier laissé en plan coûte le temps de s'y remettre. Multiplié par les dossiers ouverts, ce temps ronge la capacité ; le délai, lui, est fait d'attente.
Comptez-le sur vos chiffres. Un ordre de grandeur suffit pour décider d'essayer.
Ça ne sert à rien si les dossiers se traitent en une fois et sortent le jour même. Le tableau n'aurait rien à retenir.
Chaque colonne porte un nombre maximum de cartes. Quand elle est pleine, rien n'y entre tant que rien n'en sort, et l'attente redevient visible à l'entrée.
Un mur, des cartes, et le chiffre de l'en-cours réel. Un outil numérique convient si la limite y est bloquante et non indicative.
Quelqu'un refuse de prendre un dossier parce que la colonne est pleine, et personne ne le lui reproche.
Au lancementMonter le tableau sans compter l'en-cours
Les limites sont posées au jugé, trop basses ou sans aucun effet.
Compter d'abord, en incluant ce qui dort dans les boîtes de réception.
Au lancementDessiner le flux qu'on voudrait
Les attentes entre services n'apparaissent pas, et ce sont elles qui font le délai.
Une colonne par attente réelle, même si personne ne la tient.
PendantUne colonne sans chiffre
Le tableau devient un suivi, et plus rien n'empêche d'en ajouter.
Un chiffre en haut de chaque colonne, ou pas de colonne.
PendantBaisser la limite d'un coup
Le flux se bloque, l'équipe subit, et le tableau est démonté en trois semaines.
Descendre d'un cran toutes les deux semaines, et s'arrêter quand ça tire.
Dans la duréeLe blocage sans date
Une carte marquée bloquée le reste des semaines, et l'œil finit par ne plus la voir.
Écrire la date du blocage sur la carte, et commencer le point du matin par la plus ancienne.
L'instruction des dossiers de subvention dans une agence publique régionale, huit instructeurs.
Soixante-deux jours ouvrés entre le dépôt et la décision, pour quatre heures de travail réel par dossier.
Le nombre de dossiers traités par mois. Il tenait, et le délai montait d'année en année.
À relever avant de monter le tableau.
À gauche le tableau, schéma hors échelle, et le signal qui remonte le flux ; à droite l'arithmétique qui fixe le chiffre et qui se vérifie sur vos propres relevés.
Le débit ne change pas au départ ; les heures libérées servent ensuite à vider la file amont.
Les dossiers en attente n'ont pas disparu, ils attendent devant au lieu de dedans. Ce qui est gagné est le temps repris à chaque reprise, et un délai qu'on peut enfin annoncer.